Appel au secours!

#ARTISANSAPOIL


CREDIT PHOTO : FANNY DUMAINE - CLERGEON PHOTO (RUMILLY)

Définitivement, 2020 nous pousse à aller chercher deep, deep inside. Creuser toujours plus profond, à la recherche de notre ténacité, de notre petite lumière tout au fond....

Pour révéler des trésors d'adaptabilité.

 

Cette 2020 elle veut du high level.

Elle veut que ça vibre plus haut que le paraître et l'avoir.

Encaisser encore.

Encaisser toujours.

Encaisser plus.

Plus vite.

Plus souplement. Amortir. Rebondir.

2020 c'est comme un énorme spot à LED de l'espace histoire de voir clairement tous tes points noirs à retirer.

Y'a pas un putain de fond de teint à la hauteur.

2020, tu me fatigue. Et pourtant. Grâce à 2020, là, j'ai encore repoussé mes limites  d'un cran.

 


Et je te dis pas comment l'élastique m'a pété à la gueule.

Bas les masques.

 

Plus de remparts. Fini les murailles et les tourelles, les douves, les gilets pare-balles. Fini l'ego. Ta gueule, le Minotaure.

 

2020 nous dépouille de nos fringues. Une à une.

 

Et me voilà.

Complètement à poil.

Tétanisée face à l'objectif.

 

C'était d'abord un mouvement en faveur de l'artisanat. Pour mon pays, ma patrie et mes compatriotes. Ça fait presque fachot, aujourd'hui, ces mots là. Moi j'ai aucune haine pour aucune nation mais je comprends pas pourquoi faudrait presque avoir honte d'aimer notre douce, notre si belle France

 

2020 c'est un chemin ( de croix, ouais) qui nous mène à la solidarité: c'est dans la communauté, et la sororité qu'on retrouve le seul réconfort qui compte. Vraiment.

Alors on voulait faire ça, parce qu'on n'a pas peur (enfin c'était c'que j'croyais). Pour être entendues. Pour provoquer, susciter une réaction positive. Qu'il se passe qqch.

 

Tu sais, je le vois bien que tu change dans ta manière de consommer, de penser, de voir le monde. Je vois bien que tu nous aime, nous, artisans. On voulait faire ça pour pousser dans ce sens là. Parce qu'on a l'espoir de pouvoir faire naître un âge d'or, d'échanges riches, de justice, d'amour enfin entre tous, un monde de bisounours, ouais, mais carrément ouais.

 

Un monde où il y a de la place pour tous, pour tout, et surtout pour le bon sens.

Ou l'argent va enfin dans les bonnes poches.

Regarde on pourrait être des concurrents mais en fait non, on est un réseau. Des mailles serrées.

On se serre les coudes, même et surtout quand ça va mal. Quand le bout du tunnel s'éloigne.

 

Mais en fait, après m'avoir fait poser la colère que je traînais à l'égard du monde entier, du passé, du mal qui m'a été fait, voilà ce que 2020 me met (encore !) en pleine gueule.

Marjolaine, je te le dis, l'amour de l'autre ça commence par l'amour de soi.

Marjolaine, j'aimerais tant ne plus être ce juge terrible qui t'empêche d'être, juste être toi. Celle qui t'épie et te surveille dans le seul but de t'humilier et de te traîner dans la boue. Je voudrais te laisser vivre.... Mais depuis que j'ai vu cette photo de toi, toute nue, désarmée, intimidée, tu es ma proie et je ne cesse de murmurer dans ta tête et toi... Tu pleure. Convaincue de voir la dedans la raison gigantesque de tes échecs persos. Voyant la certitude que cette solitude ne peut que durer....puisque je te trouve si laide. Depuis si longtemps. "un amas de laideur" te dis-je.

 

Bonjour, c'est moi.

Marjolaine qui déteste Marjolaine. Je ne sais pas pourquoi. Je méprise ce à quoi tu ressemble. Ce à quoi tu aspire. Tout ce que tu dis ou fais n'est jamais assez, ou dix fois trop. Tais toi, ta voix m'insupporte. Je suis sûre que tout le monde est d'accord avec moi, tu as tout pour être méprisée.

Quel putain de choc! 

 

Et dire que j'ignore si un jour cela cessera.

Comment j'ai pu en arriver là ? Qui a mis sur mon nez ces lunettes déformantes qui me brisent inlassablement l'âme? Et puis, surtout, comment je vais faire pour enfin les retirer ? Être enfin, un jour, en paix avec moi même.

Baisser les armes.

Je suis lasse des faux semblants. Des petits jeux. Des mesquineries entre nous, humains. De cette communication, biaisée, rompue. Moi qui vénère la vérité. Aussi laide puisse-t-elle être. Elle m'a toujours été plus précieuse que de jolis mensonges. La vérité, oui, pitié. Sans retenue.

Ne me forcez plus à lire entre les lignes, et livrez la moi, votre vérité ! La vérité toute nue... aussi nue que moi, là.

 

Je réalise à quel point on doit faire attention à ce que l'on dit, aux autres, à soi. C'est tellement plus facile de démolir, de rabaisser, de traîner l'autre dans la boue. Et puis ça nourrit l'ego. Alors que relever quelqu'un, l'aider à panser ses blessures, c'est si long. Si lent. Si épuisant. Attention à ce que vous dites, à ce que vous faites. Attention à ce que vous nourrissez en vous.

Le gouvernement pour lequel vous votez, dehors, ouais, Manu tout ça, mais surtout dedans. Ton aurore boréale, tes couleurs de feu d'artifice ou bien.... Tes ténèbres.

Tout fait sens.

 

Merci 2020, sale pute. Mais merci quand même.

Tout fait sens. Dans la souffrance, ouais. Parce que y'a que comme ça qu'on écoute.

Mais tout fait enfin sens.

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Et on en parle dans la presse locale !

Article du Dauphiné Libéré

Hebdo des Savoies


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